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Projet proposé pour l’année 2026-2027 ; les dates sont indicatives.

La Cédille, accueil

Pour tous

Le règlement

Il s’applique à toutes les étapes, de la sélection de classe aux finales. Sa version pour les élèves est l’affiche « Pendant une finale ».

Les règles essentielles tiennent aussi sur une page : mémo des règles (PDF).

Article 1 — Objet

La Cédille est un concours d’épellation ouvert aux élèves du CP à la 3e des établissements participants de la ville. Elle vise à faire mémoriser l’orthographe et le sens des mots, et à valoriser l’effort de chaque élève.

Article 2 — Catégories

Cinq catégories : CP ; CE1-CE2 ; CM1-CM2 ; 6e-5e ; 4e-3e.

Article 3 — Corpus

Chaque catégorie a sa liste officielle : 60 mots en CP, 100 en CE1-CE2, 120 en CM1-CM2, 140 en 6e-5e et 140 en 4e-3e. Elle est remise aux familles au plus tard le vendredi 18 décembre 2026. Elle est répartie en trois niveaux, définis par rapport à la catégorie : niveau 1 (40 % des mots), une difficulté déjà étudiée les années précédentes, ou un mot régulier en CP ; niveau 2 (40 %), une difficulté nouvelle pour la catégorie ; niveau 3 (20 %), plusieurs difficultés ou une graphie rare. Chaque mot a une phrase, une définition simple, le piège et, quand il en existe une, une aide pour retenir. Seuls les mots de la liste sont demandés. La seule exception concerne la finale de la ville, à partir du CM : quand tous les mots publiés ont été donnés, le jury peut puiser dans la liste de réserve, et les finalistes en sont prévenus avant la finale (article 10). Quand un mot admet deux graphies (rectifications orthographiques de 1990), la liste indique les deux et les deux sont acceptées.

Article 4 — Participation

Toute la classe s’entraîne. La participation aux finales est volontaire : un élève qualifié peut renoncer, le remplaçant prend alors sa place. Les élèves d’ULIS et d’UPE2A participent dans leur classe de référence, avec les adaptations de l’article 12.

Article 5 — Étapes

  1. Sélection de classe, la semaine du 15 mars : dictée de 20 mots de la liste (10 en CP). Les deux premiers de chaque catégorie sont qualifiés, le troisième est remplaçant ; au collège, chaque classe peut ne qualifier qu’un élève et un remplaçant. En cas d’égalité pour la dernière place qualificative ou pour la place de remplaçant, les élèves concernés écrivent 3 mots de niveau 3 tirés au sort ; le meilleur score se qualifie. Si l’égalité persiste, ils écrivent une nouvelle série de 3 mots, jusqu’à ce qu’elle soit levée.
  2. Finale d’école ou de collège, entre le 22 mars et les vacances de printemps : épreuve orale. Elle compte au plus 6 élèves en CP et en CE, et 8 à partir du CM. S’ils sont plus nombreux, une demi-finale écrite de 10 mots, passée en classe la semaine précédente, désigne les finalistes. Les deux premiers de chaque catégorie sont qualifiés pour la finale de la ville, le troisième est remplaçant. En CP, ces deux premiers, lauréats de l’école, sont invités à la finale de la ville pour y recevoir leur diplôme et leur médaille, sans épreuve.
  3. Finale de la ville, le mercredi 19 mai, le samedi 22 mai ou le mercredi 26 mai 2027 : épreuve orale en CE1-CE2, CM1-CM2, 6e-5e et 4e-3e, dix finalistes au plus par catégorie. S’ils sont plus de dix, une demi-finale écrite de 15 mots désigne les finalistes. Pour la première édition, le CP ne concourt pas à cette étape : ses lauréats d’école y reçoivent leur diplôme et leur médaille en ouverture de la matinée. La finale de la ville a lieu si au moins trois établissements participent et si la mairie s’y associe ; sinon, le concours s’arrête à la finale d’école ou de collège, où tous les diplômes sont remis.

À l’issue d’une demi-finale écrite (finale d’école, de collège ou de la ville), en cas d’égalité pour la dernière place, les élèves à égalité écrivent 3 mots de niveau 3 tirés au sort ; le meilleur score se qualifie. Si l’égalité persiste, ils écrivent une nouvelle série de 3 mots, jusqu’à ce qu’elle soit levée. Les plafonds ne sont jamais dépassés.

Article 6 — Comment épeler

  • L’élève peut d’abord répéter le mot.
  • Il dit les lettres une à une, par leur nom.
  • Il annonce chaque signe : accent aigu, grave ou circonflexe, tréma, cédille, apostrophe, trait d’union, « o e liés » pour œ.
  • Pour une lettre double, il peut dire « deux t » ou « t, t ».
  • Il termine en disant « fini ».
  • Il peut recommencer une seule fois depuis le début en disant « je recommence », avant d’avoir dit « fini ». Il ne peut pas corriger une lettre autrement.

Article 7 — Ce que l’élève peut demander

Qu’on répète le mot, qu’on redise la phrase, ou qu’on donne le sens du mot. Le prononceur répond avec la phrase et la définition de la liste du prononceur. Pour un homophone, il donne la définition sans attendre la demande. La majuscule n’est jamais exigée.

Article 8 — Temps

Après la phrase du prononceur, l’élève a 1 minute pour commencer à épeler (1 min 30 en CP et en CE). Le maître du temps annonce « 15 secondes ». Si l’élève n’a pas commencé à épeler à la fin du temps, le mot compte comme une erreur. Une fois commencée, l’épellation se fait sans arrêt : un silence de plus de 10 secondes met fin à l’épellation, et le jury juge les lettres dites. Les adaptations (article 12) peuvent doubler ces temps.

Article 9 — Ardoise

En CP et en CE, l’élève peut écrire sur une ardoise pendant la réflexion, puis il épelle à voix haute en la regardant. À partir du CM, il épelle de mémoire ; tracer les lettres du doigt dans la main est permis.

Article 10 — Déroulement des finales orales

  • Au début de la finale de sa catégorie, chaque élève épelle un mot d’essai qui ne compte pas.
  • L’ordre de passage est tiré au sort et reste le même à chaque manche.
  • Mots de niveau 1 à la manche 1, de niveau 2 aux manches 2 et 3, de niveau 3 ensuite. À la finale de la ville, on commence au niveau 2.
  • Quand les mots du niveau prévu sont épuisés, le prononceur passe au niveau suivant. Quand le niveau 3 est épuisé, il reprend, dans un ordre tiré au sort, les mots publiés qui n’ont pas encore été donnés pendant la finale, puis l’ensemble des mots publiés.
  • En CP et en CE, aucun mot non publié n’est jamais demandé. À partir du CM, à la finale de la ville seulement, quand tous les mots publiés ont été donnés, le jury puise dans la liste de réserve au lieu de reprendre l’ensemble des mots publiés ; les finalistes en sont prévenus avant la finale.
  • Chaque élève a deux vies. Une erreur coûte une vie ; après deux erreurs, l’élève rejoint le banc des finalistes.
  • Si tous les élèves encore en jeu se trompent dans la même manche, personne ne perd de vie et la manche est rejouée avec d’autres mots.
  • Quand il reste deux élèves, les vies ne comptent plus : chacun épelle un mot par tour. Si l’un réussit et l’autre non, celui qui a réussi gagne ; sinon, on continue.
  • Si, dans une même manche, tous les élèves encore en jeu sauf un rejoignent le banc des finalistes, celui qui reste gagne. Les élèves sortis pendant cette manche se départagent pour la 2e place par un mot chacun, jusqu’à ce que l’un se trompe.
  • Un élève sorti plus tard est mieux classé : la troisième place revient ainsi au dernier élève sorti avant le duel. Quand plusieurs élèves sortent dans la même manche et que leur rang compte (qualification, podium), ils se départagent par un mot chacun, jusqu’à ce que l’un se trompe.
  • Une finale de catégorie dure au plus 45 minutes, mot d’essai non compris. À 45 minutes, on termine la manche en cours. S’il reste plusieurs élèves en jeu, ils passent une manche finale écrite : chacun écrit les mêmes 5 mots de niveau 3 pas encore donnés, et le jury corrige aussitôt. Le classement suit le score ; en cas d’égalité à une place qui compte, les élèves concernés écrivent des séries de 3 mots, jusqu’à ce qu’elle soit levée. Ce classement décide des places, des qualifications, des lots et des trophées.

Article 11 — Jury

Un prononceur, deux juges, un maître du temps et un secrétaire ; l’un des juges préside. Si l’IEN préside, il occupe la place d’un juge. Les membres du jury sont des enseignants, des membres de la direction et des parents volontaires autorisés par le directeur d’école ou le principal. Les juges suivent sur la liste et annoncent « juste » ou « erreur ». En cas de désaccord, le président tranche. Si le prononceur a mal prononcé un mot, l’élève reçoit un autre mot. Une erreur du jury reconnue avant la manche suivante est corrigée.

Article 12 — Adaptations

Tout élève qui en a besoin peut bénéficier d’une adaptation, qu’il ait ou non un PAP, un PPS ou un PPRE. L’enseignant la propose, le directeur ou le principal la valide, et elle est signalée au président du jury avant la finale. Les adaptations prévues par un PAP ou un PPS s’appliquent d’office. Une adaptation change la façon de répondre ou le temps accordé, jamais les mots demandés. Exemples : temps doublé, ardoise ou lettres mobiles, épellation écrite lettre par lettre, épellation en alphabet de la LSF, image du mot sans le mot écrit, passage en petit comité.

Besoin Adaptations possibles
Dyslexie, dysorthographie Temps de réflexion doublé ; ardoise ou épellation écrite dans toutes les catégories. Carnet d’étoiles sur une liste personnelle choisie avec l’enseignant, qui donne droit aux mêmes paliers et aux mêmes diplômes. La sélection et les finales restent une possibilité, jamais une obligation.
Trouble du langage oral Épellation écrite possible ; phrase d’exemple montrée par écrit
Malvoyance, cécité Corpus et cartes en gros caractères ou en braille ; sélection en braille ou à l’oral ; épreuve orale sans autre adaptation
TDAH Passage parmi les premiers de chaque manche ; attente courte ; possibilité de bouger sur le banc
Trouble du spectre de l’autisme, hypersensibilité Déroulé annoncé à l’avance avec des images ; visite de la salle ; casque anti-bruit ; applaudissements silencieux (mains agitées) pour toute la salle
Élève d’ULIS Il participe dans la catégorie de sa classe de référence. Pour l’entraînement, il peut travailler le corpus d’une catégorie inférieure, choisi avec le coordonnateur ; ses paliers et ses diplômes portent sur ce corpus.
Élève allophone (UPE2A) Il participe avec sa classe ordinaire. Le corpus peut être accompagné d’images ou d’un lexique bilingue. Le nom des lettres en français, qui diffère souvent de celui de sa langue, est révisé. Il choisit librement de concourir ou de s’entraîner seulement.

Le détail des besoins, les repères par profil et la fiche d’adaptation sont sur la page Adaptations.

Article 13 — Récompenses

Chaque élève inscrit reçoit un diplôme de participation, puis un diplôme à chaque palier atteint (Bronze, Argent, Or). Chaque classe dont au moins 80 % des élèves atteignent le palier Bronze reçoit le diplôme « Classe d’or », remis à la finale de la ville. Chaque finaliste reçoit un diplôme de finaliste. Les deux premiers de chaque catégorie, à chaque finale d’école ou de collège, CP compris, reçoivent le diplôme de lauréat de l’école. À la finale de la ville : une médaille pour chaque finaliste, un lot pour les trois premiers, le trophée de la Cédille pour le vainqueur de chaque catégorie ; les lauréats des finales d’école de CP y reçoivent leur diplôme et leur médaille.

Article 14 — Esprit du concours et données personnelles

On encourage chaque candidat, on ne commente pas les erreurs. Les résultats des dictées de janvier et de mars restent dans la classe ; le comité ne reçoit que des totaux anonymes par classe. Pour la seule finale de la ville, le prénom, le nom, la classe, l’établissement et la catégorie des élèves qualifiés sont transmis au comité d’organisation, avec l’accord écrit des représentants légaux, puis supprimés à la fin de l’année scolaire. Aucun nom n’est publié, aucune photo ni vidéo n’est diffusée sans un accord distinct des représentants légaux ; pour la finale de la ville, il est donné sur la fiche d’inscription.

Version en ligne. Le règlement remis aux familles en janvier, après la première dictée, complète l’article 13.